1/4 - After Hours

Arnaud Seldon le 5 mars 2008

 
 After Hours - partie 1 [15:07m]: Play Now | Play in Popup | Download

Quelle soirée formidable ! Je venais de passer quelques heures dont le nombre m’échappe avec un plaisir rare. Ce pub du Vieux Nice m’était connu de nom mais je n’y avais jamais mis les pieds. Alors comme ça, le dimanche soir, ils y jouaient du jazz et la clientèle ne tombait pas en-dessous des 22 / 23 ans ? Ca changeait des lieux à la con où musique de merde côtoyait petits cons et petites connes. Là, j’entrais dans le monde adulte. Ce jazz résonne encore dans mes oreilles. Et ce garçon qui semblait si inspiré en excitant sa contre-basse… Et cet autre garçon, beau comme un dieu cette fois, qui faisait jouer ses doigts sur sa guitare… Nous voilà, bougeant en rythme avec ce jazz inspirant, à nous sortir la tête de notre marasme quotidien.

J’avais quitté le pub vers 2h00 du matin. J’abandonnais ainsi mes amies pour quelques semaines à nouveau. Cette soirée venait couronner une semaine de vacances passée à Nice qui avait été des plus garnies. Chaque soir, une soirée différente, avec des amis et des gens différents. Amis hérités du collège, amis hérités du lycée, amis de ma première filière d’enseignement, amis de la seconde, anciens profs de fac avec qui nous avions sympathisés… Tant de personnes qui sont pour moi comme des points de repère dans mon existence, les redécouvrant, les savourant, m’élançant avec eux dans les voies mystérieuses de l’amitié – ces voies qui font que, dès le premier instant, vous pouvez sympathiser avec quelqu’un sans trop savoir pourquoi alors que, avec d’autres, l’effort acharné ne vous permettra pas de décrocher pour eux le moindre sentiment amical.

2h00 du matin. Je m’apprêtais à rejoindre mes pénates aixoises le lendemain. Pour l’heure, je me devais de repartir chez moi, à Cagnes sur mer, petite ville à quelques kilomètres de la vieille Nicaïa.

Deux solutions s’offraient à moi : soit je trouvais la gare, soit je prenais un taxi. La gare était le choix le plus judicieux : c’était moins cher, et, s’il n’y avait vraiment aucun train, je pouvais toujours prendre un taxi juste à côté pour rentrer, j’imaginais.

Je déambulais donc dans les rues niçoises, vides et mortes, seulement éclairé par la lumière des lampadaires. La nuit, il existe une autre dimension à nos villes. La nuit, les fantômes se réveillent, les ombres se mettent à danser, les souvenirs oubliés reprennent leurs droits. Nous croyons que nous sommes dans le même lieu mais ce n’est pas vrai. La nuit, à partir d’une certaine heure qu’il est bien difficile d’isoler clairement, nous passons dans une autre dimension. Il existe alors dans ces lieux qui nous sont si coutumiers le jour, une autre population, d’autres règles, d’autres mesures, d’autres gens. J’allais le découvrir sous peu.

Je remontais l’avenue Jean Médecin, en travaux monstrueux ces derniers mois, pour essayer de retrouver la gare. La gare était devant moi, à 5 minutes. Pourtant, au milieu de ces grilles, grillages et autres gravas, qui m’empêchaient de passer correctement, quelque chose allait se profiler. Quelque chose que je n’avais pas prévu. Quelque chose qui allait peut-être changer mon existence. Cela commença par une odeur. Une odeur âcre et désagréable. Une odeur forte. Puis, des particules étranges commencèrent à me fouetter le visage. Des sortes de morceaux de poussière, des morceaux de suie qui dansaient avec la maigre brise. Puis à mesure que je m’engageais davantage sur cette avenue, une lueur. Je ne l’avais pas vue tout de suite : les panneaux des sociétés de construction des travaux sur la voie me l’avaient cachée. Mais elle était bien là. Elle et sa chaleur qui commençait à arriver jusqu’à moi. Une voiture. Une simple voiture. Elle brûlait. Au milieu de l’avenue, là, bloquant le passage, elle se consumait, petit à petit. Dans le manteau de la nuit étouffant qui réveille les ombres et les souvenirs, une voiture brûlait.

Il n’y avait personne autour d’elle. Pas de malfrats responsables. Pas de conducteurs bourrés qui auraient raté un virage. Personne. Juste cette voiture. Qui brûlait. C’était donc de là que venait cette odeur forte, qui mélangeait l’odeur chimique et industrielle à une sorte de barbecue. Je restais là, observant ce spectacle fascinant pendant plusieurs minutes, ne réfléchissant même pas à ce qu’il fallait faire ou pas. N’ayant même pas l’idée que la voiture pourrait exploser ou que ma vie pourrait être en danger.

Au bout d’un moment dont je ne connais pas la longueur, j’avais fini par réagir. Parce que j’avais vu quelque chose. Là, au milieu de ces langues de feu gigantesques qui léchaient la carrosserie au-dedans et au-dehors, j’aperçus quelque chose. Etait-ce une de ces ombres que la nuit réveille ? Je n’en étais pas sûr. Mais une chose était claire : au milieu de cette carcasse flamboyante, il y avait une paire de lunettes. Posée sur le tableau de bord. Elle était là, étrange chose qui ne se consumait pas. Dans ces instants où tout va très vite, notre esprit est capable de se poser mille questions en un instant et d’y trouver rapidement des réponses. Là, je n’avais qu’une seule question en tête : comment une paire de lunettes pouvait ne pas brûler dans une telle fournaise ? Mais je n’avais pas de réponse.

Soudain, je remarquai autre chose. Cette paire de lunettes n’était pas seule. En fait, elle était sur quelque chose. A côté de quelque chose. Qu’est-ce que c’était ? Une ombre, encore ? Quelle était cette chose qui était une sorte de masse noire difforme que laissait percevoir la fumée sombre qui sortait de cette voiture ? Une brise vint à souffler. La fumée s’éparpilla un instant le temps de reprendre ses droits. Mais l’instant fut suffisant. Cette masse noire n’était pas la seule dans cette carcasse en flammes. Il y en avait une autre à côté d’elle. Et d’autres derrière. Et ces masses avaient des protubérances au-dessus d’elles, plus petites cette fois. Rondes. Sombres comme le reste. J’avais compris. C’était donc de là que venait cette odeur de barbecue : ça sentait aussi la viande grillée.

Je me mis à trembler. Comme jamais je ne m’étais mis à trembler. Je n’arrivais pas à ouvrir ma sacoche en bandoulière. Saleté de fermeture éclair, tu vas t’ouvrir, oui ?!! Mais quel bordel dans ce sac, c’est pas possible, il faudra que je pense à le ranger un de ces jours, un vrai sac de bonne femme, il est trop petit, je dois trouver le portable, vite, le portable, je dois le trouver, il est quelque part, qu’est-ce que c’est, ah non c’est le portefeuille, et là, ah non l’étui à lunettes, et ça c’est quoi, non encore l’étui à lunettes, mais pourquoi je le trouve pas, ne me dîtes pas que je l’ai oublié, ça serait bien ma veine, pourquoi j’ai rangé mes clefs là, et le dictaphone numérique n’a aucun intérêt j’ai pas cours cette semaine, j’aurais dû le laisser, et… Enfin ! Le portable ! Je le saisis avec violence. Switch on. Vite, le code PIN. Vite, l’accueil. Je fais quoi comme numéro ? Police secours ? Je le connais plus. Les pompiers ! C’est un feu ! Les pompiers ! 18, allons y ! … … Allo ? Allo ? Allo ?!!

Je regardai mon portable : éteint. Eteint, tout seul. Plus de batterie. Mais quel con ! Pourquoi je ne l’ai pas rechargé ?!! Pourquoi je n’ai pas eu l’intelligence de le recharger, ce con de portable de merde ?!! Putain de merde, fais chier ! Je dois téléphoner. Quelque part, je dois téléphoner. Une cabine téléphonique ! Je dois trouver une cabine téléphonique, je n’ai pas de télécarte mais ce n’est pas grave j’ai ma carte bleue tout va bien je vais téléphoner ça va bien je vais téléphoner.

Je fis donc demi-tour en courant, ne pouvant plus passer par l’avenue, obstruée par cette épave en flammes, pour emprunter une petite ruelle perpendiculaire. Loin de la carcasse, le silence reprenait ses droits. Et l’ombre aussi. Les lampadaires étaient redevenus faiblards. Mais j’avais chaud. Je posais ma main sur mon visage tout en marchant : mon visage était bouillant. J’étais peut-être resté trop près de la voiture, j’avais dû me prendre une brûlure au second degré en pleine poire. Mais putain, une cabine, il n’y a plus de cabines ?! Merci France Telecom, connards, ils ont enlevé plein de cabines téléphoniques, et on fait comment maintenant, connards, et le mec responsable d’en avoir retiré une dans ce quartier, parce qu’il y en avait une je le sais j’en suis sûr, est responsable si on peut pas sauver à temps ces gens dans la voiture, oui on peut les sauver, je le sais, on appelle les pompiers, ils éteignent le feu, et ils seront sauvés, on pourra les sortir de là, et ça sera bon, oui, j’en suis certain. Crise de panique. Je ne sais plus où je suis. Je me suis perdu dans les ruelles. Je ne sais plus où je suis. Où est la gare ? Où est l’avenue Jean Médecin ? Où est l’épave ? Où est la… Ouiiii ! Une cabine téléphonique ! Devant moi, une cabine téléphonique !

Je me mis donc à courir vers elle, vers cette cabine perdue à une intersection de petite ruelles qui déversaient leur obscurité sur un rond point autour d’une fontaine, les vieux bâtiments dressés autour d’elle dans le plus pur style niçois et méditerranéen. Je rentrai dedans, m’écorchai le bras avec la porte à double battants, et décrochai le combiné téléphonique. Grésillements. Je composai le 18. Attente. Rien. Ah le 18 est payant il faut une carte bleue alors putain les enfoirés le 18 ils pourraient le faire gratuit c’est une urgence c’est un scandale connards de France Telecom depuis que c’est privatisé merci le service public connards. Crise de panique. J’ouvris à nouveau ma besace, pour saisir mon portefeuille. Carte bleue. Fente de la cabine. Ah un bruit dans le combiné. Code de la carte bleue. Numéro de téléphone. 18. Attente. Rien. Grésillements. Rien. Elle marche pas. Je trouve une putain de cabine téléphonique dans ces ruelles paumées et elle marche pas ! Putain France Telecom connards irresponsables service public chier putain ! Je récupérai la carte bleue et la remis dans mon portefeuille, lui-même dans ma besace. Bon. Téléphoner, je dois téléphoner.

Et là, en face de moi, une lueur d’un bar. Dans une petite ruelle sombre, là, devant moi, un bar, ouvert à 2h30 du matin, qui n’attendait que moi. Là, devant moi, la fin de mon tourment : une âme vivante à qui m’adresser, à qui donner mon désespoir, à qui transmettre ma panique, à qui demander un combiné téléphonique qui marche (connards France Telecom service public même pas fichus de faire marcher une cabine connards fais chier putain).

J’entrai dans le bar. Petit. Sombre. Vieux bar français avec un comptoir. Lumières verte et rouge. Ne manquaient à l’appel que les poivrots tardifs. Là, juste une vieille femme. Vieille niçoise qui tenait le comptoir. Elle me regarda entrer, me lança un œil accusateur. Quoi ma gueule qu’est-ce qu’elle a ma gueule c’est pas le moment vieille bique ! Je m’approchai d’elle, civilités d’usage :

- Bonsoir madame j’espère que vous n’êtes pas fermée je dois téléphoner il y a eu un accident sur l’avenue Jean Médecin une voiture brûle et il y a des gens à l’intérieur mon portable ne fonctionne plus et la cabine téléphonique au coin de la rue ne marche pas non plus vous avez un téléphone pour appeler les pompiers ?

Silence. La femme me regarda d’un mauvais œil comme si j’étais un extra-terrestre. Machinalement, je me regardai dans le miroir derrière elle, derrière le comptoir : j’avais les yeux marqués, et je crois que les larmes m’étaient venus aux yeux. En plus, je sortais d’une soirée, j’étais décoiffé, j’avais un peu de suie sur le visage, et je devais sentir la bière à 10 km. Au bout d’un moment qui m’avait semblé être une éternité, elle finit par me répondre :

- Pour téléphoner, ici, il faut consommer. Qu’est-ce que je vous sers ?

J’hallucinais. Pauvre conne. Il y a un putain d’accident avenue Jean Médecin, il est 2h30 du mat’, je veux rentrer chez moi, et toi, connasse, tu me demandes ce que je veux à boire pour pouvoir téléphoner ?

- Mais, madame, il faut que je téléphone ! Je ne veux rien à boire, je voudrais rentrer chez moi et il y a cette voiture qui brûle il faut appeler les pompiers, madame !

Elle me toisa du regard, et je vis son visage se métamorphoser :

- Non, pas de consommation, pas de téléphone ! Je ne suis pas une cabine téléphonique, vous en avez une au coin de la rue si vous voulez téléphoner ! Alors vous prenez quelque chose à boire et vous pourrez téléphoner, sinon dehors !

Non. Je suis entrain de rêver, là. Non, ce n’est pas possible. Quelque chose ne tourne pas rond, c’est pas possible. C’est une blague, ça doit être une blague. Non, c’est hallucinant, c’est pas possible.

Je saisis donc mon portefeuille, regardant combien j’avais sur moi : rien. J’avais dépensé tous mes petits billets bleus dans le pub, plus tôt dans la soirée. Même pas un euro qui traînait : inspiré par la super soirée que j’avais passée, j’avais joué les grands seigneurs et avais abandonné mes pièces en guise de pourboire généreux. Heureusement, j’avais ma carte bleue. Je m’étais dit, en un instant : je lui prends un jus d’orange, je paye avec ma carte, j’appelle les pompiers, et je rentrerai chez moi, problème réglé, connasse.

- Je n’ai pas d’espèces, vous prenez la carte bleue ?

Elle me regarda avec ce que je crus interpréter comme un sourire en coin – cette connasse elle se moque de ma gueule alors qu’une voiture crame sur l’avenue principale – et me montra un panneau à côté de sa vieille caisse enregistreuse : « Nous ne prenons pas les cartes bancaires, merci. »

J’hallucinais. C’est pas possible, c’est le fantôme de Kafka qui me joue un tour, c’est pas possible. Connasse ! Bon, je vais retirer de l’argent à un distributeur – ça tombe bien, ça me permettra d’en prendre pour moi si j’ai besoin, on sait jamais – je reviens, je téléphone, je me casse et je rentrerai chez moi, ça me saoule là. Affolé, je lui demandai :

- Vous savez où il y a un distributeur ?

- Deux rues plus loin, sur la gauche, Crédit Lyonnais.

- D’accord, je reviens tout de suite.

Connasse. Connasse, connasse, connasse. Vieille connasse.

Je m’engageai donc en courant à nouveau dans les ruelles. Pas âme qui vive. Si : au loin, sur une avenue, près de la gare, je vis une prostituée. … La gare ! Je suis juste à côté de la gare ! Génial, je suis pas si paumé que ça, en fin de compte ! Nickel !

J’arrivai au distributeur. J’insérai la carte dans la fente. Je composai mon code. 20 euros. … Comment ça, ça marche pas ? Refus de ma banque ?!! Je réessayai. Carte, fente, code, 20 euros. Refus de paiement ?!! Putain de merde mais putain fais chier mais putain j’hallucine c’est dingue c’est pas vrai on m’en veut on m’en veut merde mais putain fais chier j’ai pas de chance putain j’hallucine enculés d’enculés putain !!! Bon, j’en ai marre.

Je reprenais le chemin vers le bar. La vieille, elle allait me laisser téléphoner sans consommer, faut pas déconner. Je les appellerai, ces putains de pompiers. Je les appellerai et je prendrai ensuite le train pour rentrer chez moi !

Le bar. Plus de lumières. Tout était éteint. Une grille coulissante fermait l’entrée. Il était 3h00 du matin. C’était marqué sur le panneau. Elle fermait à 3h00 du matin. Il était 3h00 du matin. Elle avait donc fermé. Implacable logique.

Quelques jurons et quelques larmes versées plus tard, il était 3h10, j’arrivai à la gare. Toujours pas âme qui vive dans les rues. Si, quelqu’un : la prostituée, jeune, blonde, sans doute d’Europe de l’Est, habillée comme une prostituée, était toujours là. Elle attendait des clients tardifs. J’entrai dans la gare par l’entrée de nuit. Le prochain train était à… 6h00 du matin. Restait l’option du taxi : je retournai sur le parvis de la gare, regardant le panneau des taxis. Un numéro de téléphone à appeler. « Hep ! taxi » marqué sur l’enseigne. Un numéro de téléphone à appeler. Et pas de téléphone pour appeler. Pas de carte téléphonique. Une cabine téléphonique pour au moins appeler les pompiers, peut-être ? Je rentrai dans la cabine sur le parvis de la gare.

Mais, tout d’un coup, un bruit résonna dans les rues. Un bruit énorme, écrasant, monstrueux, effrayant. Un grand clash, un grand boum, un grand bruit sourd. Mon sang ne fit qu’un tour : une explosion. C’était une explosion. Quelque part, dans la ville de Nice, une explosion venait d’avoir lieu. Et je savais ce que c’était : la voiture. C’était la voiture. C’était la voiture que j’avais abandonnée. J’avais peur. J’étais saisi par la peur. J’avais raté quelque chose, c’était un acte manqué. Soudain, un autre bruit dévala quelques rues plus loin. La sirène. La sirène des pompiers. Ils sont sur les lieux, plus de doutes maintenant. Un passant, un résident ou que sais-je encore les avais appelés. Il avait un téléphone qui marchait, lui. Il n’avait pas oublié de recharger son portable, lui. Il n’avait pas rencontré une vieille connasse tenancière de bar mal famé, lui. Lui, il avait pris son téléphone et il avait appelé. Un peu tard, un peu trop tard, peut-être. Plus de doutes, désormais : les gens dans la voiture n’étaient plus. D’ailleurs, cela faisait longtemps qu’ils n’étaient plus. Mais là, ils n’étaient plus… du tout.

Résumons la situation. Je regardais ma montre. Il était 3h14 du matin. Je ne pouvais rentrer chez moi que trois heures plus tard par le train. Impossible de joindre un taxi et impossible de le payer de toute manière. Plus de téléphone portable, plus d’argent, plus de télécartes. Rien. J’étais seul, sans le moindre sou. Tous mes numéros de téléphones étaient dans mon portable, qui étaient HS. Un seul numéro me revenait en tête : celui de mes parents. Je devais donc les appeler. Appeler mon père pour que, au beau milieu de la nuit, il vienne me chercher en bagnole. Il allait râler mais peu importait : quand je lui expliquerais tout ce qui m’était arrivé, il ne rechignerait plus. Restait le problème du téléphone : aucun moyen d’appeler. Aucun.

J’étais seul, pas âme qui vive, sur le parvis de la gare de Nice. Si, quelqu’un : la prostituée. Elle était là, toujours à attendre.

Je décidai d’aller la voir. Elle aurait sans doute un téléphone.

(à suivre)

Une réponse à “1/4 - After Hours”

  1. Ravi de te relire à nouveau.
    Pour info France télécom n’est plus, à mon humble avis, un service public… et ton hsitoire sans le roussi :)
    2005-03-24 13:28:07 de cossaw, grand spécialiste en rien


    Je viens de te lire avec beaucoup d’émotions. J’avais découvert ton blog juste avant le grand silence. Heureux de te savoir de retour.
    2005-03-24 17:14:16 de pimmel


    Ah ouais quand même… Eh bien, il me tarde la suite, voir ce qui s’est passé apres.
    2005-03-25 09:59:36 de TarValanion


    Tu n’oublieras plus de recharger la batterie de ton portable.
    En tout cas, welcome back, on s’ennuyait de toi. Moi aussi j’attends la suite (After Hours -3) avec impatience.
    bisous
    2005-03-28 06:54:11 de Andy (dis-moi oui)

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