3/3 - Errance sexuelle

Arnaud Seldon le 26 février 2007

Le Rayon Jaune(voir la partie 2)

Il faut dire que, dans les jours qui ont précédé, j’ai programmé deux plans cul coup sur coup. D’abord, un danseur très bien foutu, un jeudi après-midi. Une mauvaise idée : le garçon est certes câlin et bien foutu mais - malgré mon expérience récente avec Paul-Henri - il a une bite bien trop large pour que je puisse la prendre en moi. Nous finissons par nous branler respectivement avant que je ne me décide à réparer son ordinateur en bon geek que je suis. J’ai d’ailleurs vécu avec ce mec une situation un peu traumatisante sur laquelle je vais revenir.

Par ailleurs, le samedi soir, je décide de coucher avec un troisième mec, un petit jeune passif et totalement imberbe, “fantasmant” - je cite - “sur [mes] cuisses à la Michalak” (sic.). Il en faut pour tous les goûts. Mais l’expérience n’a aucun intérêt particulier puisqu’il veut qu’on se revoit ultérieurement, n’a aucune conversation, n’est pas intéressant pour un sou et espère qu’on va sortir ensemble. Je coupe donc toute relation avec lui en me disant que je suis - enfin - devenu un vieux pédé sans cœur qui baise avec n’importe qui et finit par briser des cœurs. Merveilleuse évolution.

Revenons sur le danseur.

Ce qu’il faut en retenir tient à deux choses essentielles. La première, c’est que ce n’est pas parce qu’on a pu prendre son pied du cul quelques jours auparavant qu’on est nécessairement en mesure de prendre une grosse bite en s’affichant nouvellement et fièrement comme un “nouveau passif”. Ca ne marche pas comme ça, ma bonne dame. Il faut de la préparation. Déçu par ma prestation ratée de l’après-midi, c’est donc la raison pour laquelle j’ai commandé sur internet un anal plug de retour chez moi. Il est très bien (je pourrais dire qu’il me va comme un gant mais ce serait mentir : c’est plutôt moi qui m’enfile comme un gant, si vous voyez ce que je veux dire ; bref).

La seconde chose tient à une situation à la limite du dégoûtant traumatisant ; l’une de celles - voire peut-être la pire - que j’ai pu expérimenter en matière de sexualité. Attention : âmes sensibles s’abstenir de lire les huit prochains paragraphes.

Nous étions le jeudi après-midi et j’avais donc rendez-vous chez ce danseur. Je venais de prendre une douche, nettoyé “en profondeur”, habits propres, gommage, crèmes hydratantes, terra cota, etc. Vient l’instant où je me retrouve dans son hall d’immeuble, l’appelant au téléphone pour qu’il me rappelle son nom de famille et que je trouve son étage. Mais au moment où je l’ai au téléphone - en bas de chez lui, donc - une chose horrible va se précipiter. Je sens à cet instant précis une vive douleur au ventre. Et une envie impérieuse d’aller aux toilettes. Impérieuse. Je me souviens soudain de ce verre de lait du matin - que j’ai découvert périmé après l’avoir malheureusement ingurgité - et je sens cette envie très prenante de faire une grosse commission qui - attention, détail scabreux - n’avait a priori rien de très… consistante.

Horreur. Malheur. Mein gott. Je suis en bas de chez lui, il sait que je suis là, je viens a priori pour baiser, et je sens que j’ai la courante. Argh. Argh de argh. Moment de solitude. Je me mets à rire nerveusement, me disant que l’existence a un putain d’humour décapant, je m’adresse secrètement à celui que d’aucuns appellent Dieu et je lui murmure intérieurement que je prends ça pour un clin d’œil rigolo de l’humour divin devant l’innocence des hommes. En attendant, je fais quoi, moi, maintenant ? Je fais demi-tour, prétextant être malade ? Je monte le voir pour lui dire : “Je suis désolé, j’ai la diarrhée : où sont tes toilettes / je peux prendre une douche / on se revoit demain ?” ? Au-delà du côté franchement pas très glamour, s’il se rendait compte de la chose, je pouvais être sûr de ne plus coucher avec lui et de ne plus jamais le revoir. Re-argh.

Je monte malgré tout, me tenant le ventre dans l’ascenseur et serrant les fesses, me disant que j’irais aux toilettes chez lui. Tant pis, à la rigueur, je présenterai la chose avec la candeur de l’enfant pris en flag, en insistant sur le côté cocasse de la situation et ça le fera peut-être rire s’il a un brin d’humour. Je ne baiserai pas aujourd’hui, c’est pas bien grave, il restera toujours Paul-Henri et le gamin samedi soir, ainsi que les autres plans cul en attente depuis quelques mois et pas encore programmés. Et je me retrouve devant lui, dans une mansarde très sympa, il est au téléphone, cela semble important, je lui fais un baiser sur la joue, je me dis que c’est nickel, que je vais pouvoir aller aux chiottes pendant qu’il téléphone et que ça tombe à merveille.

Grossière erreur : j’ouvre la seule porte disponible qui débouche sur sa salle de bains et me rends compte qu’il n’y a pas de toilettes dans sa mansarde. Merde. Putain de merde. Fais chier. Et c’est le cas de le dire. Je patiente et m’assois, et je me rends compte que le mal de ventre s’estompe : est-ce une accalmie ? Il finit par raccrocher, on papote une heure autour de son boulot, je trouve ça passionnant, on est tous les deux assis sur son lit - un matelas une place de fortune placé dans un coin de la mansarde - puis vient le moment tant attendu. Le moment où un silence se précipite, deux sourires complices échangés, il m’embrasse, je l’embrasse, on se déshabille, il est poilu, je trouve ça excitant sur son corps dessiné, je lèche et mordille ses tétons, j’aime son odeur délicate, je le suce allègrement, joue la gorge profonde au point de m’étouffer, il pousse des râles de plaisir, me suce à son tour (eh, fais gaffe à tes dents, coco) et il finit par vouloir me prendre.

Dont acte. Le matelas est exigu, il est allongé sur le dos, je m’assois sur sa queue. Je joue un peu avec son gland sur l’entrée entre mes fesses, il attrape une capote derrière lui, l’enfile, et commence à me pénétrer. Argh putain elle est ENORME ! Je commence à me remémorer l’incident lors de mon arrivée dans son hall d’immeuble et je commence à flipper, me crispant littéralement. Je lui dis que je suis actif habituellement et que j’ai un peu de mal, là. Mais il me renverse sur le dos, j’écarte les jambes et…

Et là, un moment d’horreur se précipite. Un moment monstrueux. Il se met à vouloir me faire un anulingus. Non. Non, non, ce n’est pas possible. Non, là, c’est insoutenable. Je sers les fesses au maximum, me disant que si j’ai la courante, ça va être l’horreur, je me crispe littéralement, je ne peux rien dire, et lui s’exécute de plus en plus profondément. Je me laisse faire et finis par me laisser pénétrer par sa langue, je prie très fort pour qu’il ne se rende compte de rien, je ne sais pas exactement quel est l’état ce “ce qui est en bas”, je hurle de terreur intérieurement, c’est immoooooooonde.

Mais non. Rien ne se passe. Il adore ça. Et il en redemande. Et il m’embrasse juste après. Et je me rends compte qu’il y a… Non, ce n’est pas possible, je ne peux pas écrire ça sur mon blog. … Oh, et puis, après tout… Nous sommes humains et ça fait partie des aléas de la vie, j’imagine ? Je me rends compte, disais-je, qu’il y a… une légère odeur pas très odorante. ARRRRRRGHHH. J’ai envie de partir en courant, j’ai envie de m’enfuir le plus vite possible, quitter cet endroit, ne plus jamais le revoir, plus jamais, plus aucun contact, il a dû s’en rendre compte et…

Et pourtant rien, peut-être ai-je fantasmé ce que j’ai senti, non, il n’y a plus rien, il m’embrasse, guide sa queue jusqu’à mon cul et essaye de me prendre. L’honneur est sauf pour l’instant. Reste que bite trop grosse ou crispation due à une possible courante, j’ai été incapable d’être pénétré. Impossible. C’est resté hermétiquement fermé. Nous nous sommes donc finalement respectivement branlé et j’ai passé l’heure suivante à tenter de réparer son ordinateur, en bon geek que je suis.

Le résultat de cette expérience malheureuse a été double. J’ai déjà parlé de l’anal plug pour favoriser une préparation en règle. Je dois donc ajouter la conclusion finale : toujours avoir sur soi une plaquette d’Imodium pour me constiper dans les dizaines de minutes qui suivent au cas où une situation similaire se précipiterait dans un plan cul futur. Autant dire que j’en ai avalé deux gélules avant de voir le gamin du samedi soir.

Et cela aurait sans doute pu continuer ainsi pour les plans cul ultérieurs que je m’apprêtais à programmer avant mon départ pour Nice pendant un mois.

Sauf que je n’avais pas prévu ce qui allait se précipiter. Tout comme je n’avais pas prévu quelques semaines auparavant que ma sexualité allait exploser en éclat, je n’avais pas imaginé que je m’apprêtais à tomber amoureux. Vraiment amoureux.

Mystère des aléas de l’existence et de la destinée des hommes. Mystère et volupté. Et que je n’avais pas besoin de coucher pour ça.

2 réponses à “3/3 - Errance sexuelle”

  1. De : Paul-Henri
    Le dimanche 25 février 2007 à 16:45
    Site :

    Je n’ai rien à ajouter… Si ce n’est que le bareback c’est pas bien! Protégez-vous les enfants!!!!!


    De : skynerv
    Le dimanche 25 février 2007 à 23:07
    Site :

    Il faut attendre 2 à 3 mois après la relation “dangereuse” pour être sûr que le test est bon.


    De : Lutin Hysterik
    Le lundi 26 février 2007 à 02:03
    Site : http://blog.lutinhysterik.gayattitude.com/

    Voilà il faut 3 mois pour qu’un test soit fiable , ton texte (ce bareback, pas ton problème scato, “contraste” interessant) me gène … que tu baises sans capotes avec 30 clients d’un bordel ou avec un Paul Henri (pas Moktar) propre sur lui, avec ou sans sentiment, te fait courir le même risque de contracter le VIH…. J’aimerais être sûr que c’est la réaction escomptée . On précède certains film X en expliquant aux spectateurs qu’ils doivent mettre une capote, même si c’est hypocrite (les acteurs, eux prennent un risque) à la façon d’un clic pour assurer de sa majorité pour visiter un site internet porno, au moins ça a le mérite d’être dit. Là, au contraire tu déclines des “excuses” à ta relation sexuelle sans capote, tu la justifies. En lisant ton dernier texte j’étais vraiment outré, j’allais laissé un commentaire rageur avant de découvrir qu’il sagit de second life. Aujourd’hui ça manque. Si c’est voulu, j’ai envie de le croire, le moins qu’on puisse dire c’est que ça ne laisse vraiment pas indifférent et que ça soulève pour moi beaucoup de questions. Au moins cette éternelle: On peut tout dire ?


    De : Lutin Hysterik
    Le lundi 26 février 2007 à 02:05
    Site : http://blog.lutinhysterik.gayattitude.com/

    Modérer ses commentaires semblent répondre que non !


    De : Lutin Hysterik
    Le lundi 26 février 2007 à 02:12
    Site : http://blog.lutinhysterik.gayattitude.com/

    Voilà il faut 3 mois pour qu’un test soit fiable , ton texte (ce bareback, pas ton problème scato, “contraste” interessant) me gène … que tu baises sans capotes avec 30 clients d’un bordel ou avec un Paul Henri (pas Moktar) propre sur lui, avec ou sans sentiment, te fait courir le même risque de contracter le VIH…. J’aimerais être sûr que c’est la réaction escomptée . On précède certains film X en expliquant aux spectateurs qu’ils doivent mettre une capote, même si c’est hypocrite (les acteurs, eux prennent un risque) à la façon d’un clic pour assurer de sa majorité pour visiter un site internet porno, au moins ça a le mérite d’être dit. Là, au contraire tu déclines des “excuses” à ta relation sexuelle sans capote, tu la justifies. En lisant ton dernier texte j’étais vraiment outré, j’allais laissé un commentaire rageur avant de découvrir qu’il sagit de second life. Aujourd’hui ça manque. Si c’est voulu, j’ai envie de le croire, le moins qu’on puisse dire c’est que ça ne laisse vraiment pas indifférent et que ça soulève pour moi beaucoup de questions. Au moins cette éternelle: On peut tout dire ?


    De : Arnaud Seldon
    Le lundi 26 février 2007 à 07:13
    Site : http://www.lamoindreplume.net

    On peut tout dire dans mes commentaires, sauf utiliser des mots maudits comme “scato” ou “porno”. Je viens de valider manuellement le tout. Désolé pour cela (mon filtre anti-spam est violent, parce que je suis assailli par ces salopards). Je répondrai plus tard pour le “bareback thing”.


    De : farf
    Le lundi 26 février 2007 à 14:06
    Site :

    Je réserve mon commentaire pour la fin de ce récit très prenant, en espérant ne pas me tromper et que tu nous mènes brillamment par le bout du nez comme j’en ai l’intuition… bien que le “vécu” de certains passages soit très troublant.


    De : Pierre
    Le mardi 27 février 2007 à 17:52
    Site :

    ‘’surréaliste moment de défonce comme cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Mais je m’en fous, parce que je suis bourré”


    De : tto
    Le mardi 27 février 2007 à 19:01
    Site : http://uneviedetto.canalblog.com

    Tu nous emmènes où là ? J’ai bien une idée … mais … Dis y a combien d’épisodes ??


    De : Arnaud Seldon
    Le mardi 27 février 2007 à 20:58
    Site : http://www.lamoindreplume.net

    Il y a 3 épisodes. Le troisième bientôt. Peut-être un intermède sur le barebacking.


    De : eustazio
    Le jeudi 1 mars 2007 à 19:28
    Site : http://iamfromsouth.free.fr/dotclear

    Trois semaines ca me semble court pour un test fiable.

    Et oh my god.


    De : petite abeille
    Le samedi 3 mars 2007 à 10:57
    Site : http://blog.doctissimo.fr/Jesus_vous_aime/

    :-/ que de tristesses qui m’envahit en lisant ces lignes… Je suis arrivée par hasard sur le blog, attirée par le titre “en quête de sens”

    Ce monde est vraiment en train de s’enfoncer dans un gouffre de néant.

    Mon ami, le sens de la vie se trouve en Jésus, par dans une vie sexuelle débridée.

    Je t’encourage à te poser les bonnes questions et à trouver en Dieu les bonnes réponses.


    De : Arnaud Seldon
    Le samedi 3 mars 2007 à 13:46
    Site : http://www.lamoindreplume.net

    Chère petite abeille, je te remercie pour tes bons souhaits. Seulement, tu sais, ce n’est pas parce que j’ai vécu une période de sexualité un peu débridée que le monde s’enfonce nécessairement dans un gouffre de néant, comme tu dis.

    D’ailleurs, ce n’est pas parce qu’on a une sexualité particulièrement active à un moment donné que cela est incompatible avec la croyance, l’identification ou l’investissement dans le message laissé à l’humanité par quelqu’un comme Jésus. Cela n’est pas du tout incompatible : Jésus n’a jamais proné l’abstinence, à ce que je sache. Ce sont ses héritiers catholiques - près de 1200 plus tard quand même - qui ont posé sur la sexualité un voile de honte et d’impiété.

    En fait, il y a un temps pour tout. Un temps pour la sexualité et le plaisir qu’elle apporte, et un temps pour la spiritualité et la grâce mystique qu’on peut en retirer (que cela soit avec Jésus, avec Moïse, avec Mahomet, avec Bouddha ou avec Krishna). Il faut simplement savoir faire la part des choses dans son existence, ne pas mélanger les instants de vie, afin que l’Esprit adombre la Matière et que la Matière s’élève vers l’Esprit.

    Et puis, surtout : je n’ai pas encore écrit le dernier “acte” de ce triptique. Après le premier acte qui traitait de la prostitution, avec le second qui traitait de la sexualité, reste le troisième et dernier acte : l’amour, bien sûr.

    :-)


    De : Geek
    Le lundi 5 mars 2007 à 20:07
    Site :

    Salutations à toi “Arnaud Seldon” ;)

    Cela fait un moment que je te lis, sans pourtant céder à cette envie de te répondre parfois, via un commentaire des plus banals. Je ne suis pas un “fidèle lecteur”, car je dois t’avouer qu’avec msn, il m’arrive parfois de ne surfer que le weekend o_O !

    Bref, cessons de parler de moi ! Juste pour te dire, (conne cette expression, mais je fais avec) que j’ai hâte de lire la suite. J’aime bien ta façon d’écrire, de relater tes sentiments et impressions, et surtout de répondre posément et avec intelligence aux commentaires que certains inconnus te laissent.

    Au plaisir de te relire très prochainement…

    Geek le Gay..


    De : Yann
    Le mardi 6 mars 2007 à 21:32
    Site : http://yanncecile.org/

    Non mais ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh elle est prevue pour quand la suite?

    Pfff aucun respect pour les lecteur ^^


    De : Yann
    Le mardi 6 mars 2007 à 21:33
    Site : http://yanncecile.org/

    enfin lecteurS ca serait mieux lol


    De : eustazio
    Le samedi 10 mars 2007 à 02:13
    Site : http://iamfromsouth.free.fr/dotclear

    L’amour plombé c’est un peu triste ou “pourquoi ne pas repondre aux questions qui fachent ?”. Bad, bad, bad.


    De : Arnaud Seldon
    Le samedi 10 mars 2007 à 17:31
    Site : http://www.lamoindreplume.net

    eustazio> Ne nous enflammons pas et ne fantasmons pas trop, quand même. ;-) Je sais, je délaisse un peu mon blog en ce moment mais, entre la fatigue du boulot (ouais, je viens d’achever un CDD de 3 mois comme manut’ et ça fatigue) et l’amuuuur, j’ai du mal à tout gérer de front. Mais ça va, tout est “positif” (ha ha ha, quel humour) : je finis tout ça bientôt, promis.

    Yann> Ah ben, écoute, je fais comme je peux, moi : je les aime beaucoup, mes gentils lecteurs, si, si, c’est vrai. :-)

    Geek> Merci, c’est très gentil ! ^^


    De : Yann
    Le dimanche 11 mars 2007 à 13:13
    Site : http://yanncecile.org/

    Mais moi aussi je les aime bien mes lecteurs!

    Et si les tiens sont mignons à croquer je veut bien les aimer aussi…

    Mais un tel suspens tue le plaisir…………

    Et j’adore avoir du plaisir LOL


    De : eustazio
    Le lundi 12 mars 2007 à 17:23
    Site : http://iamfromsouth.free.fr/dotclear

    Arnaud Seldon> repondre a une question evidente sur un sujet evident (3 semaines= trop court pour savoir si il ya eu contamination) me semblait plus important que rentrer dans les delires mystiques de petite abeille. Si tu n’avais repondu a aucun commentaire et en particulier pas a celui de petite abeille, je n’aurais pas laisse mon precedent commentaire. Je n’ai pas encore lu ton post de reponse en entier.


    De : Arnaud Seldon
    Le lundi 12 mars 2007 à 23:12
    Site : http://www.lamoindreplume.net

    Ah ! Je ne pensais pas que ta remarque concernait cela (en fait, pour être honnête, je n’ai pas compris du tout ta remarque, arf). Et même, j’ai complètement oublié de répondre à cela.

    Alors, donc, pour répondre à ceux qui savent mieux que les autres, 3 semaines est - disons - la période à partir de laquelle le virus peut commencer à apparaître dans les nouveaux tests de dépistage. C’est l’une des raisons qui font que je fais des tests de dépistage (selon plusieurs techniques) en passant par un médecin et dans un laboratoire d’analyses. Et pas dans un centre de dépistage gratuit. En fait, pour être exact, les nouvelles techniques de dépistage permettent de dépister la présence du virus dans le sang à partir de 15 jours, précisément. Je l’ai fait au bout de 3 semaines parce que mon médecin m’a dit qu’il attendait toujours une semaine de plus pour avoir la certitude par principe de précaution. Il semblerait (information à vérifier) que ces tests ne soient pas pratiqués dans les centres de dépistage gratuits parce que trop onéreux (d’où la nécessité de passer par un médecin et une analyse de sang dans un labo d’analyse sur prescription médicale).

    Ceci dit, comme je ne laisse rien au hasard, que je suis un peu parano et un poil hypocondriaque à propos de VIH, je referai un test secondaire de confirmation dans un peu plus d’un mois et demi (cela fera 3 mois, donc), même si ce sera toujours dans un laboratoire d’analyses médicales.

    [Edité : Ah, et j'oubliais : si j'ai envie de répondre aux délires mystiques de petite abeille et pas au reste, c'est mon droit le plus absolu. Et je l'ai d'ailleurs effectué - sans doute parce que les inquiétudes métaphysiques de petite abeille m'ont plus parlé que les remarques sur les fameux 3 mois des tests de dépistage alors que, d'une part, ces 3 mois sont une légende urbaine - 1 mois suffit pour les tests de dépistage classiques - et que, d'autre part, cette information est incomplète puisque j'ai pratiqué mon test dans un laboratoire d'analyses, où les tests pratiqués sont plus performants - cf. développement plus haut. Ah la la, ces gens qui colportent la légende urbaine des 3 mois d'attente ! ... :-) ]

    [Edition 2 : C'est toujours mieux de citer une source "institutionnelle". Je cite : "De nouvelles techniques permettent le dépistage du VIH dans les différentes phases de l’infection. Vers le 15ième jour après l’exposition : On peut dépister précocement le virus lui-même. A partir de la 4ième semaine après l’exposition : Le test consiste dans la recherche d’anticorps anti-VIH, par un test Elisa qui sera confirmé par un autre test Western Blot. A partir de la 4ième semaine les résultats de ce test sont fiables à plus de 99%, il est donc inutile d’attendre 3 mois en cas de doute."Source : site de Solidarité Sida]


    De : skieur nervé
    Le lundi 12 mars 2007 à 23:48
    Site :

    Il est préférable de colporter cette “légende urbaine” puisque l’attente n’amène aucun risque supplémentaire (si la personne se protège après son rapport à risque bien sûr) plutôt que de colporter le fait que d’attendre 3 semaines suffit sans préciser que ce sont avec des nouveaux tests que la plupart des lecteurs du net n’utilisent pas, car allant dans les centres de dépistages gratuits et anonymes.
    La précision était donc bien utile, raillé ceux qui préconise les 3 mois inutles.


    De : Arnaud Seldon
    Le mardi 13 mars 2007 à 00:07
    Site : http://www.lamoindreplume.net

    Non, non et non : 1 mois est la durée suffisante et pas 3 mois, y a pas à chier une pendule sur la question. Et cela dans les centres de dépistage gratuits. Le test des 15 jours, c’est pour les tests en labo. Or, je le fais par l’intermédiaire d’un médecin et je l’avais précisé dans mon billet explicitement : j’ai fait mon test de dépistage dans un labo à l’occasion d’un test de glycémie et de choléstérol - ce qui, a priori, ne peut pas être fait dans un centre de dépistage gratuit. Et cela un peu plus de 3 semaines après mon rapport non protégé (3 semaines et 4 jours, exactement : autant dire que - même dans un centre de dépistage gratuit - la durée des “un mois” aurait été respectée).

    Et, non, faire attendre 3 mois les gens qui stressent pour rien alors qu’un mois suffit, ce n’est pas une bonne chose du tout. Mort aux légendes urbaines et oui à l’information médicale ! C’est cela, la prévention ; pas le colportage des mensonges !


    De : skieur nervé
    Le vendredi 16 mars 2007 à 05:48
    Site :

    Alors je suis un con qui continue de colporter des mensonges. Je continue donc de vous conseiller d’attendre, les 1 mois étant la limite, à laquelle la fiabilité est excellente, mais pas la même qu’à 2 mois, car on ne parle pas ici de faux positifs (dont les conséquences ne sont pas si graves) mais de faux négatifs. Entre 99.9% et 99.99% on peut se dire c’est la même, sur les millions de tests, c’est plus la même chose. Je vois aucune étude randomisée indiquant les 1 mois comme fiable, juste des études qui montrent que la fiabilité continue d’augmenter après 1 mois. Alors si t’as des sources médicales, et pas des sites internet où la rigueur scientifique n’est pas forcément de mise, je serais curieux de les lire. PS : Arnaud Seldon :”je pourrais faire prochainement un test à l’occasion d’une analyse de taux de glycémie pour le rassurer définitivement. Chose que je fais d’ailleurs plus de trois semaines plus tard”, pas évident évident pour tout le monde. Quand je vois des gens qui croient être sur le chat de free quand tu postes un sujet où tu relates une aventure avec free, ou sur un chat gay quand tu fais de même, je me dis qu’effectivement c’était pas évident, et que la précision était le bienvenue, parce que le net pour colporter, c’est dans le genre pas mal.


    De : Arnaud Seldon
    Le vendredi 16 mars 2007 à 05:49
    Site : http://www.lamoindreplume.net

    Oui, là, pour le coup, tu n’as pas tort. Dont acte. :-)


    De : eustazio
    Le vendredi 16 mars 2007 à 05:51
    Site : http://iamfromsouth.free.fr/dotclear

    Non mais c’est gonflant un peu de se faire prendre pour un benet ! Legende urbaine my ass, c’est pas une information que j’ai apprise pendant une soiree the avec des copines ! Je cite des informations qui m’ont ete donne dans tous les centres dans lesquels j’ai fait des tests et c’est les seuls informations que je trouve fiable a priori. Et oui jai entendu parler de ce test et oui je suis alle voir sur le net a l’epoque de mon dernier test, et j’ai demande au centre et on m’a confirme que le delai c’etait bien 3 mois et pas 3 semaines. Que tu apportes des details d’accord c’est interessant mais tu agis comme si c’etait evident alors que mon experience m’a prouve que ce n’etait pas du tout le cas (et les commentaires des autres lecteurs aussi).

    Et oui tu as tout a fait le droit de repondre a qui tu veux, mais je continue de penser (et ca aussi c’est mon droit) que ce genre de details que tu traites par dessus la jambe en balancant des “legendes urbaines” et des pouffements (ah mon dieu tu parlais de caaaa ? mais comme c’est drole) sont plus importants que de repondre a quelqu’un qui te conseille d’aimer Jesus plutot que la bite !!

    Mais non je suis pas enervé, j’explique juste.


    De : Arnaud Seldon
    Le vendredi 16 mars 2007 à 05:52
    Site : http://www.lamoindreplume.net

    Mouarf ! Calmons-nous, allons, allons, calmons-nous. C’est marrant, quand même, comme le VIH peut déchaîner des passions… Bref…

    On va essayer de résumer pour être super clair et que l’information passe bien pour qu’il n’y ait pas de mécontents et que tout soit dit avec précision, sans que personne ne prenne personne de haut, sans ironie et sans méchanceté. :-)

    Pour les tests de dépistage du VIH, il existe des “fenêtres” (des moments) où la présence du virus dans le sang peut-être détectée. Soit directement (on recherche le virus), soit indirectement (on recherche des anticorps et/ou la présence d’une protéine générée par l’infection).

    Dans les centres de dépistage gratuit, deux tests (obligatoires en France) sont pratiqués : le dépistage d’anticorps anti-VIH 1 et VIH 2. Ces anticorps sont détectés avec une excellente fiabilité à partir d’un mois (leur apparition commence à partir de 3 semaines).

    Avant cela, il est possible de coupler - à partir de J+21 (en fait : entre J+20 et J+22) - les tests anti-VIH 1 et anti-VIH 2 d’un test appelé le “dosage de l’antigène P24″. Ce test là peut être pratiqué - avec une grande fiabilité - autour de 3 semaines. Je dis bien “autour” parce que l’antigène P24 connaît une apparition dans le sang très rapide sur une courte période : environ entre J+15 et J+29.

    Dans les laboratoires d’analyse, les tests anti-VIH 1 et anti-VIH 2 sont donc généralement doublés du dosage de l’antigène P24 lorsque on est dans la bonne fenêtre : un peu plus de 3 semaines. Ce couplage permet d’obtenir des résultats de dépistage d’une excellente fiabilité.

    Cependant, en effet, dans les centres de dépistage gratuit, il faut attendre 1 mois pour que la fiabilité des anti-VIH 1 et anti-VIH 2 soit proche des 100 % (parce que le test n’est pas couplé de l’antigène P24 qui manifeste sa présence dans le corps entre J+15 et J+30, avec une pointe à J+21 environ). Attendre “un peu plus de 3 semaines” est donc un moment idéal pour faire faire un dépistage d’une excellente fiabilité dans un laboratoire d’analyse, puisqu’on y allie les tests anti-VIH 1 et anti-VIH 2 avec l’antigène P24.

    Ceci dit, en effet, un test d’absolu certitude doit être fait à J + 3 mois. Parce que, selon certains spécialistes du VIH, chez certains individus, la fenêtre sérologique pourrait être déplacée. Résultat : on ne peut être certain d’une présence du VIH à une certitude quasi-absolue qu’à J + 3 mois. C’est ce qui fait - d’ailleurs - que je vais, moi, refaire ce test dans un peu plus d’un mois et demi (même s’il y a de très infimes chances que je sois contaminé : mais pourquoi pas, hein, ça me ferait fermer ma gueule à propos de ce que j’appelais abusivement une légende urbaine).

    Donc, oui, les enfants : si vous avez la possibilité de faire un test dans un laboratoire d’analyses (par l’intermédiaire d’un médecin qui prescrit le test), demandez un test anti VIH 1, anti VIH 2 ET antigène P24, si tant est que vous soyez dans la période “un peu plus de 3 semaines”. Au-delà d’un mois, allez dans un labo ou dans un centre de dépistage pour faire les anti VIH 1 et anti VIH 2. Puis, renouvellez enfin un dernier test, à 3 mois, pour assurer votre dépistage avec une certitude totale (parce que tous les spécialistes ne sont pas tout à fait d’accord sur cette nécessité du test à 3 mois, alors ne prenons pas de risque et faisons le quand même - c’est pour ça que je le fais, d’ailleurs).

    Cependant, si l’on veut être complet, il faudrait aussi refaire un dernier test à 6 mois. Eh oui ! Non pas pour des raisons scientifiques, mais pour des raisons du “principe de précaution” (je suis sérieux : certaines infirmières conseillent de le faire, dans les centre de dépistage gratuit). Mais aussi parce que, à 6 mois, c’est le dépistage de l’Hépatite C qui peut être confirmé avec certitude.

    Je voudrais cependant terminer sur un point de vue perso sur les centres de dépistage gratuit : les informations qui m’ont été données la seule fois où je m’y suis rendu étaient erronées. Et non content d’avoir été culpabilisé dans une vraie atteinte à l’intimité (une infirmière m’avait sorti : “Non, même si cela fait 3 mois que vous sortez avec ce garçon et que vous vous faîtes confiance, continuez d’avoir des rapports protégés avec des préservatifs parce qu’on ne sait jamais”), le médecin - cette fois - a fait une terrible erreur quant à un refus de dépister mon Hépatite (cf. ce vieux billet).

    Sinon, eustazio, je ne te prends pas pour un con. Je dis simplement que, à 3 semaines, il est en effet possible de faire un premier test d’une excellente fiabilité en laboratoire et qu’il n’est pas nécessaire d’attendre 3 mois pour avoir un test d’une excellente fiabilité. Cela n’excluant cependant pas le fait - en effet - que pour avoir une certitude, le test à 3 mois doit être effectué (et c’est la raison pour laquelle je vais le faire aussi).

    eustazio, c’est mieux comme ça ? Tu fais plus la gueule ? Ah, et, tu sais, pour ton commentaire, je t’assure que je ne pouffais pas, je n’avais pas compris que c’était par rapport au truc des 3 semaines / 3 mois ; je suis très sérieux et ce n’était pas méprisant. :-o


    De : eustazio
    Le vendredi 16 mars 2007 à 05:53
    Site : http://iamfromsouth.free.fr/dotclear

    Ouiiiiiii je suis très content. Informatif et tout et même plus je crois que tu es condescendant. :-)

    J’avoue sans peine que je suis assez nerveux (même si je mesure mes propos), en tous cas j’apprécie que tu ne t’en sois pas offusqué.


    De : skieur nervé
    Le vendredi 16 mars 2007 à 05:53
    Site :

    En fait, pour ajouter de l’information encore :-/ , je dirais qu’on voit bien qu’il y a un flou autour de tout ça. Certains scientifiques disent ça, d’autres autres choses, mais ce flou est facilement explicable : il n’existe aucune étude fiable montrant avec rigueur au bout de quels délais les marqueurs de l’infection par le VIH sont mesurables. Et il n’en existera jamais (du moins je l’espère), car la seule étude fiable consisterait à inoculer le virus à quelques centaines de personnes représentatives, et de faire une sérologie chaque jour, pour pouvoir dire où se situe la fenêtre. Avouer que d’un point de vue éthique, c’est pas génial. Donc apparemment, les études sont basées, d’après ce que j’ai lu, sur de la rétrospection en demandant aux personnes qui ont un test positif avéré, quand a été leur rapport à risque. Donc la rigueur scientifique est loin d’être atteinte, d’où ce flou (qui vient aussi de l’hétérogénéité de la population, qui fait qu’on ne réagit pas tous pareil, on a pas tous les mêmes délais). (par contre le truc à 6 mois c’est de la vraie connerie pour le coup, les infirmières ou médecins qui conseillent ça en sont restés aux anciens tests)


    De : Arnaud Seldon
    Le vendredi 16 mars 2007 à 05:54
    Site : http://www.lamoindreplume.net

    Merci de la prévision, sky. En effet… En tout cas, notre discussion un peu mouvementée montre que le VIH est un point sur lequel il est très facile de se crisper, en particulier quand on est homo. Cela même si, des fois (souvent ?), je pète les plombs en prenant une peu les gens de haut - et sorry for that, promis, je me soigne. ;-)


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