Chirurgie réfractive au laser - Un témoignage - 2/2)

(suite de la partie 1)
Je vous passe les détails mais disons qu’un collègue de mon père devait venir me chercher environ une heure après l’opération, vers 15h, en voiture, à Nice.
On me propose de rester à la clinique dans la salle d’attente ou bien de sortir marcher pour prendre l’air (”il y a un centre commercial pas loin où vous promener” m’indique la directrice du centre). Me sentant bien, je décide de sortir de la clinique (il est 14h10, j’ai été opéré un quart d’heure auparavant) et de me poser dans un bar en attendant la venue du collègue parental.
Première impression : ouaouh ! Le soleil, c’est violent, quand même… Ni une, ni deux, des gouttes dans les yeux pour hydrater (Dacryoserum) comme toutes les 15 minutes pendant les deux premières heures, et je pose mes lunettes de soleil sur le nez.
Bon, ok, le soleil est aveuglant, ok, il y a de la buée sur mes yeux, mais je vois net et, ça, c’est cool !
Je décide de me poser dans un bar, à l’intérieur mais ouvert (afin d’éviter toute accumulation de fumée de clope) et je commande tranquillement un Coca light en m’allumant une cigarette (non, pas de contre-indication pour la clope après l’opération si ce n’est de faire gaffe à ne pas se fumer la cigarette dans les yeux).
Les minutes passent, tranquillement, j’hydrate soigneusement mes yeux une seconde fois (il est 14h30), je savoure mon Coca.
Quand soudain, quelques minutes plus tard, une première irritation se fait sentir. Surtout dans l’oeil gauche. Ouch… J’ai l’impression que l’oeil s’assèche un peu… Bon… Un peu de Dacryosérum, tout va bien, je n’hésite pas à hydrater, qu’elle m’a dit la dame.
Les minutes passent encore et j’ai de plus en plus de mal à garder les yeux ouverts. Ouh la, je commence à pleurer pas mal quand même… Hum, et l’anesthésie locale commence à cesser de faire effet, apparemment…
Point de douleur mais, comme on m’avait prévenu, une sensation d’avoir du sable dans les yeux. Argh… Je cligne des yeux, je n’arrête pas, et vas-y que je pleure… Je n’ai pas mal mais putain, qu’est-ce que c’est agaçant ! Et l’interdiction formelle de se frotter les yeux, évidemment…
Rhaaaaaaa, mais c’est que ça commence à être vraiment irrité de chez irrité, putain ! Et sec ! Vite, des gouttes pour hydrater… … Quoi ? J’en ai mis il y a 5 minutes seulement ? … C’est quoi ce délire ? … … Putain, faut que je me mette à l’abris… Ce soleil aveuglant… Et ces yeux… Putain, du sable dans les yeux, qu’ils disaient, oui, ça, je comprends l’image, je la comprends très bien ! Rhaaaaaa, j’en ai marre, ça fait presque mal ! A un tel point que c’est insupportable !
… hein ? Il est 14h40 seulement ?! Putain, je voudrais être chez moi… Putain, il fait quoi, le collègue de mon père… Il passe à 15h ?! Non, je ne pourrai pas attendre jusque là… … 14h45, enfin, vite, vite, des gouttes… Aaaaaah, ça soulage… … Aïe, mais ça brûle, ces saloperies ! Putain, j’ai les yeux qui brûlent ! Et ce sable qui ne part pas, aaaaaaah, au secours ! Je veux rentrer chez moi !
S’en suivent les plus longues minutes de ma courte vie. Attendant patiemment à la terrasse intérieure de ce bar, me crispant sur mon verre de Coca vide, incapable d’ouvrir les yeux, les larmes coulant sur les joues, angoissant à l’idée que des clients de ce bar se persuadent que je subis une peine de coeur - oui, j’ai subi une peine de coeur mais c’est pas pour ça que je pleure, blaireaux ! - vite, des serviettes en papier demandées au serveur pour essuyer mes larmes… Celles que mes yeux ne peuvent s’empêcher de verser et celles, artificielles, que je fais couler du collyre avec le vain espoir de me soulager…
Les minutes passent, l’hydratation sporadique des yeux avec elle. 14h50. C’est insupportable, j’ai envie de me frotter les yeux, mais je ne peux pas, ça ne changera rien de toute façon, c’est normal, c’est l’effet post-opératoire, ça va passer tout seul, je dois bien hydrater… Rhaaaa, il est 14h55 et le collègue n’arrive pas !
Je l’appelle au téléphone. Il aura un peu de retard. Il sera vers 15h10 sur Nice et me propose qu’on se donne un rendez-vous devant un cinéma, à quelques minutes à pied à peine du bar où je suis. J’accepte.
Ne supportant plus d’être assis à chialer à ce bar avec mes lunettes de soleil sur les yeux, je laisse un billet de 5 euros sans attendre ma monnaie et je m’enfuis au dehors. Je tatonne, plisse les yeux pour ne pas être mordu par ce soleil violent, j’évite les zones de lumière - vite, sous les devantures des magasins, rhaaaaa mais que cette avenue est innondée de lumière, c’est insupportable ! … Et poussez-vous, les gens, vous ne voyez pas que je ne vois rien, bande de blaireaux ?! Vite, le cinéma, au plus vite, je veux rentrer en voiture, je veux rentrer chez moi, je veux m’enfuir dans une obscurité totale, je veux rejoindre les ténèbres salvateurs ! Rhaaaaaa !
Tel un vampire, les lunettes de soleil sur les yeux, fermant - en plus - les paupières pour me protéger du soleil, et m’aidant - même - de ma main posée sur le front pour empêcher les rayons de me percer le regard pourtant déjà voilé, je déboule l’avenue à toute allure, pour arriver jusqu’au cinéma. Je traverse une autre avenue pleine de voitures, je ne vois ni passage-piétons, ni piétons, ni voitures, et je prie pour que les conducteurs aient la présence d’esprit de s’arrêter : être fauché par une bagnole alors qu’on vient de claquer 2700 euros dans une opération de chirurgie, ce serait franchement ballot…
Et je me retrouve enfin devant le cinéma… Je me réfugie dans un coin, dans l’ombre… Vite, des gouttes hydratantes, Dacryosérum, à nouveau… Je n’arrive plus à ouvrir les paupières tellement c’est insupportable : incapable d’y verser des gouttes, tout tombe à côté ! Cette lumière, putain, cette lumière… Et ce sable, ce sable, ce sable inexistant qui perce les entrailles de mes yeux rouges d’une presque-douleur !
Je passe un coup de fil au collègue, il sera là dans 5 minutes, je l’avertis que je suis aveugle et lui demande de m’appeler quand il sera devant le ciné. Car je ne vois rien et que je ne le verrai pas arriver.
15h15. Je meurs littéralement dans mon obscurité. Une voix familière à côté de moi : “Arnaud, c’est moi, je suis là…“. Heureusement, on a bossé ensemble pour mon job d’été. Ce gars est adorable, merci, merci, je ne vois rien du tout, tu es carrément venu me prendre par le bras pour me guider, c’est adorable, merci, tu es trop gentil, et merci de rendre service à mon père, merci, mille fois merci…
Je manque de me prendre un plot de bord de trottoir, je me dis que les aveugles - les vrais - sont bien mal lotis. Je plonge dans la voiture tant bien que mal, siège passager, le collègue claque la porte à ma droite. Les yeux fermés, toujours, les lunettes de soleil sur le nez, je souffre en silence de cette presque-douleur. Le collègue plaisante, me raconte deux ou trois machins, je réponds comme si tout allait bien, je ne vois pas la route et suis incapable d’ouvrir les yeux. “Je dois passer chez moi pour prendre ma petite amie ; on va faire un tennis à Cagnes-sur-mer ; c’est un coup de chance, quand même, que je doive venir sur Nice avant de repartir à Cagnes-sur-mer, je te déposerai chez toi directement, du coup“.
Quoi ? Comment ça, ta petite amie ? Ne me dis pas que le calvaire va durer encore de longues minutes ? Bon, bon, je vais prendre mon mal en patience… Vite, des gouttes… Dacryosérum… Putain, ça hydrate que dalle et ça brûle… Et j’arrive plus à ouvrir les yeux… Et le soleil par la fenêtre du siège passager, impossible de mettre des gouttes en roulant ! Putain, j’en ai marre, et ce soleil qui est là…
Il se gare à une place qui me plonge dans le soleil, je lui demande s’il peut se garrer à l’ombre, il s’exécute (toujours aussi adorable, ce mec).
Et là, soudainement, je n’hésite plus. Je ne suis pas un surhomme, il ne faut pas déconner. “Heu… Là, j’en peux plus, c’est trop insupportable…” La directrice du centre m’a refilé des gouttes anesthésiantes (Cébésium)… Je suis incapable d’ouvrir les yeux pour y verser des gouttes… Je demande au collègue de me les mettre… Il s’exécute… C’est parti…
Je continue de souffrir de cette douleur qui n’en est pas une, 5 ou 10 minutes, je ne sais plus… Il revient avec sa petite amie, elle me salue, il lui dit que je ne peux pas la voir, je rigole, désolé de la situation, et lui demande de me remettre des gouttes anesthésiantes car je souffre encore de cette presque-douleur… Il s’exécute à nouveau…
5 minutes plus tard… Je commence à plisser des yeux pour essayer de voir… Les grains de sable ont commencé à disparaître, dirait-on… Je peux deviner que nous sommes sur l’autoroute, dans un tunnel… Oui, derrière mes lunettes de soleil, je peux deviner des phares devant moi… Ca y est, ça va mieux… Le soleil, lui, me fait toujours autant souffrir… Mais les grains de sable, eux, ne m’agressent plus… Soulagement…
Putain, quel con… J’aurais dû les mettre plus tôt… Comme un imbécile, j’ai hésité… Mais je n’aurais pas dû… Je n’ai pas vu les choses venir, j’ai paniqué, il faut hydrater toutes les 15 minutes, tout ça… Mais non, j’aurais dû mettre de l’anesthésiant… De suite, dès les premières gênes, sans chercher à comprendre. Et hydrater toutes les 15 minutes. Le problème était qu’il s’agissait d’une presque-douleur et pas d’une douleur réelle. D’une gêne insupportable mais pas d’une sensation de blessure. Si je l’avais su, je n’aurais pas cherché à comprendre.
Je me retrouve chez moi. Il est 15h40. Cela fait maintenant 1h30 que j’ai été opéré… Je ferme les volets de ma chambre, je suis dans l’obscurité… J’allume mon ordinateur, je mets la brillance de l’écran LCD au minimum, j’ai un peu de mal à voir, non, ne forçons pas, pas tout de suite… Je rabats l’écran LCD de mon ordinateur et, dans l’obscurité, je continue d’hydrater mes yeux… Ca y est, 2 heures ont passé depuis l’opération.
Je m’allonge sur mon lit, je ferme les yeux pour les reposer. Et un quart d’heure plus tard, comme prévu, je commence le traitement quotidien que je devrai faire pendant 8 jours. 5 fois par jour. Une goutte de corticoïde dans chaque oeil (Tobradex), attendre une minute, une goutte d’antibiotique dans chaque oeil (Ciloxan), attendre une minute (c’est ce que la dame m’avait dit), puis une goutte de larme artificlelle (Hylocomod). 5 fois par jour.
NOTE : J’apprendrai le lendemain, en en discutant avec le chirurgien lors du premier contrôle post-opératoire, que le sac lacrymal situé sous l’oeil ne peut contenir que deux gouttes de liquide au maximum sous peine de déborder. Il me conseille donc de mettre d’abord la goutte de corticoïde puis celle de l’antibiotique avec une minute d’intervalle, mais d’attendre ensuite 15 minutes avant de verser l’hydratant pour être sûr que l’excédent des deux liquides ait été évacué par le canal lacrymal.
Je regarde mes yeux dans le miroir. Je les cligne beaucoup mais cela va mieux. Vers 18h00, la sensation de grains de sable recommence à se faire sentir : je n’hésite pas une seule seconde et je remets des gouttes anesthésiantes. Ce serait la dernière fois que j’en aurais besoin.
Je constate que mes yeux sont rougis. Surtout un. Et que le blanc de l’un des deux est injecté de sang. On m’a prévenu : cela peut arriver, à cause de la première étape, celle du découpage du “volet transparent”. Pas à cause du découpage en lui-même mais de l’appareil préalable qui fait une aspiration de l’oeil pour qu’il soit immobilisé. Que cela peut faire péter un vaisseau. C’est impressionnant parce que la surface de l’oeil est lisse et que le sang qui se met à perler se met à faire tout le tour de l’oeil. Mais ce n’est pas grave du tout, seulement inesthétique, et que cela finira par se résorber tout seul.
Je constate que je vois net, de mieux en mieux chaque jour. Le lendemain matin, au premier contrôle post-opératoire avec le chirurgien, celui-ci me dit que tout va bien. Il me propose qu’on se revoit un mois plus tard mais précisant que je m’apprête à remonter sur Paris, il m’invite plutôt à prendre un rendez-vous pour la semaine d’après, 7 jours après l’opération. Je le verrai donc ce vendredi pour un nouveau contrôle.
Tranquillement, je fais donc mon traitement de gouttes 5 fois par jour. Et à chaque fois que je sens les yeux s’assécher un peu, je n’hésite pas, à volonté comme on me l’a conseillé, en plus des 5 fois par jour, à mettre des larmes artificielles - Hylocomod.
Il faudra quelques jours, voire même quelques semaines, avant que ma vision soit stabilisée. Pour l’heure, je vois net (davantage avec l’oeil gauche qu’avec le droit, celui-ci semblant gêné pour l’instant comme par un phénomène de buée persistante qui trouble un peu la netteté de la correction). Rien d’alarmant pour l’instant, rien que de très naturel. Une sensation de scintillement étrange, également. Vous voyez “Les feux de l’amour” ? Avec l’effet de lumière bizarre scintillant qui caractérise l’image de cette série ? Eh bien dîtes vous que, moi, en ce moment, ce sont “Les feux de l’amour” tous les jours.
Pour le reste, une petite crise d’angoisse vendredi soir, au resto avec des amis, quand après avoir mis des larmes artificielles (Hylocomod) aux toilettes du resto, je suis revenu à table avec une sensation de brûlure et d’irritation dans l’oeil droit. Insupportable (et me demandant si je n’allais pas écourter ma soirée pour courrir chez moi et mettre des gouttes anesthésiantes que je n’avais pas prises avec moi). Ce n’est qu’en retournant aux toilettes pour nettoyer l’oeil (avec du Dacryoserum) que j’ai réalisé que mon malheur venait… d’un putain de cil qui avait décidé de se faire la malle pour venir se loger pile là où je venais d’être opéré 24 heures plus tôt. Saloperie. Soulagement en l’ayant vu couler de lui-même avec l’aide du Dacryoserum le long de ma joue, évidemment (depuis, tous les matins, je me tire précautionneusement les cils, les paupières fermées, pour enlever ceux s’apprêtant à tomber et éviter ce genre de désagrément dans l’avenir autant que possible).
Je me demande quand mon oeil droit va finir par se stabiliser par rapport au gauche, ceci dit. Et j’espère que cette altération (une légère buée, ce qui est un classique dans les premiers jours / premières semaines suivant l’opération) n’est pas due à l’épisode du cil dans l’oeil. J’en parlerai au chirurgien vendredi, si cela ne s’estompe pas, de toute façon.
* * * * *
Aujourd’hui, à l’heure où je publie ces lignes, près de 8 mois après cette opération, les halos se sont progressivement atténué (même s’il en demeure encore en présence de sources lumineuses isolées dans une obscurité : phares, feux de circulation, …) mais ma vue n’a pas changé : toujours aussi fine qu’au lendemain de l’opération. Et pour cause : bénéficiant d’un très bon contraste à l’origine (ce qui est différent de la question d’être myope ou pas), l’ophtalmo m’a révélé, pour un contrôle effectué un mois après l’opération, que je possédais une vision (les deux yeux ensemble) de 16/10ème - résultat exceptionnel et assez rare après une opération de myopie au laser qui ramène généralement la vision à 10/10ème. Bref, une vraie réussite.



![arnaud.seldon[AT]free.fr](http://www.lamoindreplume.net/wp-content/images/email.png)

Quelle épopée!
Me suis permis de lire cette histoire car je songe aussi de temps à autres à faire cette opération (oh, pas tout de suite, mais un jour peut-être…) et je dois dire qu’entre de bonnes parties de fou-rire, j’en ai appris un peu plus concrètement sur le déroulement.
Une question subsidiaire cela dit : “****“?
Bien à “vous”, Arnaud
delune> Bien vu ! Je me suis permis d’éditer ET le texte, ET ton commentaire, hi hi hi.
Quelle gentillesse!
J’accepte avec compréhension et bienveillance ces jolies étoiles que personne ne comprendra (rires).
Un jour peut-être j’aurai le courage de me lancer dans la folle aventure du grain de sable!
A bientôt ou tard
Super recit.. qui m’a rassuré et qui j’espère me servira demain, car je me fais opéré..
Je viendrais y mettre un ptit message si tout c’est passé nikel.
Bonne soirée
pierre> Avec grand plaisir ! Tenez nous au courant.
Bravo pour ce recit!
J’ai fait mon opération dans le meme centre à Nice, il y a 5 jours et j’ai vecu exactement la meme chose: reflexologue fort sympathique, sensation lors de l’operation, douleur (dans mon cas) pendant 3h apres l’operation (oui, moi aussi j’ai betement hesité à utiliser l’anesthesique), etc.
Je me permet de rajouter mon experience à la tienne:
-dans mon cas je n’ai pas trouvé l’operation ludique mais plutot desagréable, l’impression d’avoir été enlevé par des extraterrestres et l’idée (à moitié stupide) que si je fais un truc de travers ca va me couté mes yeux,
-la suction n’a pas marché sur l’oeil gauche, il a du s’y reprendre à 2 fois, ce qui fait que j’ai l’oeil completement rouge (genre Terminator ou vampire),
-moi aussi j’ai une difference de vision, je vois flou de l’oeil gauche (tres genant pour travailler). Ton temoignage me rassure un peu. Combien de temps as tu mis pour retrouver une vision parfaitement nette?
-enfin derniere precision, pour les sportifs, les sports de combat sont exclut pendant plus d’un an, le temps d’une cicatrisation complete…c’est toujours bon à savoir avant.
J’espere dans quelques semaines avoir la meme vision d’aigle que toi.
A bientot.
Eric> Oui, nous avons dû aller au même centre je pense.
Cela a bien mis plusieurs semaines voire deux ou trois mois pour que l’oeil droit (qui voyait avec un peu plus de buée que l’oeil gauche chez moi) se stabilise bien par rapport à l’autre. Je ne sais plus exactement parce que cette stabilisation est progressive (vient donc naturellement un moment où tu n’y penses plus et où tu te dis un beau jour : “Tiens, on dirait que c’est bon ?”).
J’ai mis les gouttes Hylocomod quotidiennement jusqu’en janvier 2008 (soit un peu plus de 4 mois après mon opération de septembre 2007), sur les conseils d’une des filles de l’accueil du Centre. Ce n’était peut-être pas nécessaire aussi longtemps mais j’ai remarqué que ça hydratait bien mon oeil, donc j’ai continué jusqu’à ce que je n’en ressente plus le besoin.
A noter que la persistance de halos lumineux légers autour des sources lumineuses dans l’obscurité (feux rouges, phares, lampadaires) a dûré plus de 6 mois (mais on m’a dit que c’était normal : cela proviendrait du fait que les bâtonnets qui sont mobilisés en vision nocturne sont plus longs à cicatriser). Cela a fini par s’estomper quasi totalement.
Quant au sang dans les yeux, cela a mis - de mémoire - plusieurs semaines (donc, ne t’inquiète pas). Sauf si, évidemment, tu pisses le sang…