06/x - Le Rayon Jaune

Arnaud Seldon le 19 juin 2008

Le Rayon Jaune

J’avais tout juste eu le temps de jeter mes affaires chez moi et de m’engouffrer dans la bouche de métro la plus proche, tout en conservant le carnet d’Edmond et la lampe à huile dans mon sac à dos. Un rapide coup d’œil sur mon plan de la capitale – objet indispensable pour tout parisien d’adoption – et j’avais su immédiatement comment me rendre au salon de thé désigné. Quelques dizaines de minutes plus tard, je me retrouvai planté sur le trottoir, face à la devanture.

Il s’agissait d’un petit salon de thé huppé du 7ème arrondissement, dans une ruelle parallèle au Boulevard Saint-Germain, dont l’entrée, discrète et qui échappait presque à l’attention, était bien vite rattrapée par une enseigne puant l’opulence aux caractères dorés : « La Pangée ». Un nom étrange pour un salon de thé en plein dans le quartier des bourgeois de la capitale. On ne voyait rien par la fenêtre adjacente de la porte, et je me fis la réflexion que, spontanément, je n’aurais jamais mis les pieds dans l’endroit s’il m’avait pris l’idée de me balader dans le coin.

Une fois à l’intérieur, l’inhabituel des lieux arrachait le regard : je me retrouvai dans une petite salle qui ne comportait aucune fenêtre donnant sur la rue. Quoique ce serait mentir : celle que j’avais aperçue au dehors était en fait recouverte par un panneau d’un bois approximatif, sans doute pour laisser les ombres jouer avec les éclairages intérieurs, nombreux et colorés. Ils se répondaient avec disharmonie : les angles des plafonds étaient éclairés par des spots rouges en lumière indirecte qui tranchaient clairement avec l’éclairage ambiant de la pièce, touchant lui au jaunâtre artificiel.

Après avoir fait quelques pas, je me rendis compte que le salon comportait non pas une mais quatre petites salles qui se succédaient les unes aux autres, de tailles variables et aux formes incertaines (j’eus été incapable de dire s’il s’agissait de rectangles, de triangles ou de quoique ce soit d’autres, sortes de polygones déstructurés greffés par endroits à des petits arcs de cercle). Les quatre salles étaient enfilées les unes à la suite des autres par des petits couloirs exigus et sinueux aux plafonds bas qui m’obligeaient à me courber pour pouvoir passer, moi et mes 1m90. Bref, le rêve psychédélique d’un architecte sous acides.

La seconde petite salle où je débouchai comportait elle aussi les spots rouges mais l’ambiance lumineuse y était cette fois bleutée. Tout un assemblage hétéroclite de mauvais-goût – comble de l’avant-garde peut-être ? – tranchait avec les jeux de lumière de ces recoins obscures : en pénétrant dans cette succession de petites salles biscornues, je finis ainsi par comprendre le nom de la boutique ; un ensemble disparate de tableaux, cornes d’éléphants, fusils, peaux de bêtes, masques africains et autres vestiges du second-empire, ornaient les murs dans un style tout à fait colonial.

Dans ce drôle de lieu propre à créer des vocations de décorateurs d’intérieur, des mignons s’agitaient dans tous les sens, apportant des desserts sans nul doute hors de prix, charlottes à la rose et autres tartes au jasmin, laissant derrière leurs allées et venues les effluves sucrées et fleuries de leurs délices servis dans des gestes précieux. Des tables de toutes sortes, petites et grandes, rondes, rectangulaires ou carrées, rappelant quelques fois la simple brasserie et d’autres le restaurant chic avec banquettes en cuir détourées de bordures en ronces de noyer, occupaient les coins des différentes pièces, ici et là, avec une anarchie sans doute toute ordonnée.

Quant aux clients, il me semblait qu’ils se faisaient presque rares, quoique l’assemblage de l’endroit ne permettait guère d’avoir une vision d’ensemble. J’avais pour ma part rendez-vous au « petit salon » : c’était la dernière salle au fond, de ce que Mathilde m’en avait dit.

Une fois passé devant le comptoir où des clients attendaient pour régler leur addition, je m’engouffrai dans la salle suivante - la troisième donc - ricochant d’une sur l’autre au travers des maigres boyaux qu’on aurait pensé creusés à même la roche (ce qui manifestement n’était pas possible puisqu’il s’agissait de béton) ; je me retrouvai enfin devant le fameux salon. L’ambiance y était bleutée, les tables y étaient petites et rondes, l’endroit était désert : bref, ce « petit salon » plutôt que d’un salon de thé ressemblait d’avantage aux recoins glauques d’un piano-bar – la fumée en moins – ou à une backroom d’une boîte gay du Marais – le silence en plus. A peine engagé et une espèce d’arche miniature franchie (discrètement ornée d’un panneau indiquant « Petit salon », elle surplombait l’entrée de la petite pièce), un serveur – au ton obséquieux et décidé – se jeta sur moi :

- Vos affaires, monsieur.
Il m’avait pris par surprise. J’avais eu du mal à réaliser.
- Mes… affaires ?
- Votre veste, monsieur, répondit-il avec un grand sourire. Et votre sac. Que je puisse les déposer au vestiaire.
- Oh !
Je ne me sentais pas très à l’aise. C’est que j’étais fils de prolétaires, moi, et j’étais souvent troublé par les us et coutumes du beau monde sur lequel je jetais un regard critique tout en me pliant pourtant à ses règles lorsque, décontenancé, j’y étais confronté. Machinalement, je retirai mon manteau et lui tendis. Puis, alors que je m’apprêtais à lui donner aussi mon sac, je le conservai :
- Je crois que je vais garder mon sac. Un temps. Heu, je vous remercie.
- C’est pour faciliter le passage des serveurs, monsieur, et afin de ne pas vous encombrer, précisa-t-il, toujours avec un grand sourire.
Je ne pus m’empêcher de penser à la lampe à huile et au journal d’Edmond que j’avais conservés dans mon sac. Je jetai un œil au petit salon autour de moi et constatai qu’il était bel et bien désert, à l’exception d’une table occupée par une vieille dame qui regardait dans ma direction. Mathilde ! Je reposai mon regard sur le serveur :
- Il n’y a pas foule, ça n’encombrera rien du tout. Je vais garder mon sac avec moi, merci, répondis-je, avec un peu plus d’assurance, affichant moi-même un grand sourire.
- Vous en êtes sûr, monsieur ? Vous serez plus à votre aise, vous le reprendrez en partant, et…
Je le coupai un peu agacé :
- Merci, je vais le garder !
- Hum, très bien, monsieur, finit-il par répondre, visiblement déçu.
Ce serveur était bien insistant ! Ou comment le « petit personnel » dans les manières de ce monde « d’au-dessus » reproduisait dans ses pratiques toute la domination sociale des règles de convenance.

Je me dirigeai auprès de la vieille dame attablée. Une permanente tirant sur le blond, cheveux mi-longs et impeccables, des boucles d’oreille en formes de petites boules dorées suspendues à quelques maillons, et une paire de lunettes rondes sur le nez. Un peu de maquillage pour s’entretenir, pas trop me semblait-il de ce que j’en percevais dans l’éclairage bleuté incertain, et un sourire esquissé sur un visage dur et renfrogné. Peut-être ma grand-mère version chic et huppée.
- Mathilde ? demandai-je. Elle me répondit en souriant :
- Arnaud. Je vous en prie, installez-vous, fit-elle en m’invitant à m’asseoir de la main.
- Enchanté de faire votre connaissance. Et merci de m’avoir rappelé aussi vite après mon coup de fil !, lançai-je, en m’asseyant en face d’elle.
- Oh, vous savez, je ne suis pas très occupée, je suis à la retraite. J’ai été intriguée par votre coup de fil qui mentionnait des recherches généalogiques.
- Ah… Heu, oui, en effet, je me penche sur mon passé familial, j’essaye de connaître un peu mieux mes racines…
- Je vois, je vois, répondit-elle, toujours aussi souriante. Alors mais dîtes-moi, qu’est-ce que vous faîtes dans la vie ?
- Eh bien, je suis étudiant. En sciences-économiques, à Paris donc.
- Comme c’est intéressant ! Et pour déboucher sur quoi ?
- Je ne sais pas encore, à vrai dire. La recherche, peut-être, je veux dire, enseignant-chercheur à l’université.
- Je vois…
Le serveur nous interrompit, nous commandâmes tous deux un thé à la mûre, « la spécialité des lieux » précisa Mathilde.
- Alors, ces recherches généalogiques, dîtes m’en plus, mon jeune ami…
- Oh, eh bien, en fait, le but est d’essayer de connaître un peu mieux mes ancêtres, savoir ce qu’ils faisaient dans la vie, leurs aspirations, etc. Ce n’est pas qu’une bête recherche administrative, j’ai envie de dire, précisai-je, en souriant à mon tour.
- Je comprends. Et c’est très louable de votre part.
- Déjà, Mathilde, je ne vous connais pas vraiment (doux euphémisme, avais-je envie d’ajouter mais je me retins pour ne pas la froisser). Ma grand-mère, votre cousine Odile, n’a jamais été très bavarde !, précisai-je, en feintant un éclat de rire.
- Oui, nous n’avons pas beaucoup de contacts, répondit-elle, d’un air entendu.
- C’est ce que j’ai cru comprendre. Du coup, dîtes m’en plus à votre sujet : qu’est-ce que vous faîtes dans la vie ?
- Voyons… Que vous dire… Je m’appelle Mathilde Soliard, mais cela vous le savez déjà, j’ai 77 ans cette année, je suis à la retraite, et je tenais un petit magasin d’antiquités autrefois que j’avais hérité de mes parents.
- Ah, vos parents étaient antiquaires ?
- Oui. Enfin, mon père – Guillaume – l’était.
- Je vois. Et Guillaume – enfin votre père – est donc décédé ?
- Oui, il y a plus de 20 ans, maintenant, à 90 ans.
- Il a vécu vieux. Et donc il était antiquaire ?
- En effet. Il tenait un magasin dont j’ai hérité très tôt. En fait, pour tout vous dire…
Mathilde fit une pause, poussa un soupir et poursuivit :
- Pour tout vous dire, mon père a été interné dans un hôpital psychiatrique peu de temps après que le père d’Odile ait décidé de faire sa vie. Odile a dû vous en parler ?
Guillaume interné dans un hôpital psychiatrique ? Première nouvelle.
- Heu… Non, ma grand-mère ne m’en a jamais parlé ?
- Vraiment ? Eh bien, la disparition de son frère Edmond a été un choc pour lui. Ils étaient très proches, de ce que ma mère me disait. Et il n’a pas supporté ce départ. Car personne ne sait ce qu’il est devenu, il a coupé les ponts avec toute la famille.
- Je vois… Je savais qu’Edmond avait abandonné sa femme et sa fille mais pour le reste…
- Du coup, j’ai été élevé par ma mère, qui tenait aux origines la comptabilité de la boutique pour mon père. Mais elle n’a jamais vraiment apprécié le métier des antiquités. Et finalement, lorsque j’ai eu 21 ans, j’ai pris en main la boutique.
- Je vois… Et votre mère ?
- Elle est décédée également, elle a été emportée par une mauvaise grippe, en 1970. Elle avait… voyons… 61 ans. Oui, c’est cela, 61 ans.
- D’accord, je vois.
Tout cela me mettait un peu mal à l’aise. Je me devais d’embrayer.
- Pour en revenir au magasin d’antiquités. De quoi s’agissait-il exactement ?
- C’était une boutique spécialisées dans les antiquités orientales, objets d’art et artisanat indiens essentiellement. J’avais suivi la ligne de mon père qui avait ses clients et ses fournisseurs. En fait, plus que d’antiquités, on aurait pu dire qu’il s’agissait même d’une entreprise d’import-export.
- D’artisanat indien ? C’est intéressant… Comment votre père s’était retrouvé à se spécialiser dans ce domaine ?
- Mon père avait toujours eu une sensibilité pour l’Orient et il était passionné par les Indes. Enfin, jusqu’à ce qu’il s’enferme dans sa douleur, en tout cas…
- Je vois.
C’était difficile pour moi d’essayer de poser des questions sur Guillaume alors que le pauvre homme s’était retrouvé interné en hôpital psychiatrique. J’avais peur de mettre Mathilde mal à l’aise. Pourtant, j’étais là pour ça. Et Mathilde semblait tout à fait prête à répondre à mes multiples questions. J’essayai d’en apprendre plus et d’arriver au coeur du sujet
- Dîtes-moi, Mathilde… Votre père… Est-ce qu’il avait des… croyances particulières ? (j’hésitai et tentai de noyer le poisson) Je veux dire, quel était son rapport à la religion, par exemple ?
- Il croyait en Dieu, il me semble. Il était catholique, assez peu pratiquant mais croyant, oui. Pourquoi cette question ?
- Heu, en fait, je suis curieux, j’essaye de comprendre qui il était, d’en apprendre d’avantage sur lui.
- Ah, je comprends…
Mathilde semblait intriguée. Je devais pourtant en avoir le coeur net. Je précisai ma pensée :
- Une question qui va sans doute vous semble bizarre mais… est-ce qu’il était intéressé par des choses touchant à l’ésotérisme ? Enfin, ce genre de choses ?
Mathilde écarquilla grands les yeux avant d’éclater de rire :
- Eh bien ! En voilà une question ! Non, pas que je sache. Vous m’intriguez, Arnaud, pourquoi ces questions ? Qu’est-ce qui vous fait croire ça ?
- Oh, eh bien, c’est que je suis très curieux, je vous l’ai dit…
Vu sa réaction, Mathilde ne semblait pas au courant – je décidai pour l’instant de ne pas rentrer dans les détails.
- En fait, on m’a dit que mon arrière-grand-père, Edmond… (Devais-je lui parler du carnet ? Je décidai de lancer la piste de la société secrète sans avoir l’air d’y toucher.) Enfin, comment vous dire… J’ai trouvé des livres sur… la franc-maçonnerie dans la bibliothèque d’Edmond, donc je me suis demandé s’il ne l’avait pas été… Et peut-être que son frère aussi, étant donné qu’ils étaient très proches, comme vous l’avez dit…
- La franc-maçonnerie ? Non, pas que je sache. Mais cela m’étonnerait qu’il en ait fait partie.
- Je vois. Hum… Et est-ce qu’il avait des affaires, des documents personnels que vous auriez conservé ?
- Qu’est-ce que vous entendez par documents personnels ?
- Eh bien, je ne sais pas, des écrits personnels, par exemple, vu qu’il semblait lettré…
- Il l’était, en effet, mais pourtant… Elle marqua une pause. J’ai l’impression que vous ne dîtes pas tout ?
- En fait, je me demandais si… (Peut-être fallait-il être plus précis ?) Si Guillaume aurait tenu par exemple, mettons… un journal intime.
- Un journal intime ? (Elle avait l’air surprise) Eh bien, c’est étonnant ! Pourquoi un journal intime? Qu’est-ce qui vous a mis cette idée en tête ?
- Eh bien… Hum… Je ne sais pas, une idée comme ça…
- Etrange idée. A moins que… (Elle marqua de nouveau une pause et sembla me juger du regard.)… A moins que n’ayez trouvé un journal intime écrit par Edmond, peut-être ? Cela ne serait pas ça ?
Un frisson me parcourut l’échine, je ne pus réprimer un regard étonné ; l’air de rien, Mathilde semblait vraiment une femme perspicace ! En avais-je trop dit, pour lui mettre ainsi la puce à l’oreille ?
- Heu ! (Pris de cours, je finis par répondre par l’affirmative) Hum, oui, vous avez vu juste… C’est bien cela… Et je me demandais si son frère, votre père, n’aurait pas fait la même chose.
- Je n’ai pas le souvenir d’une telle chose du vivant de mon père, en tout cas… Et je n’ai rien dans les quelques rares affaires qu’il me reste de lui qui y ressemble de près ou de loin. Mais parlez-moi de ce journal d’Edmond…
- Eh bien… Oh, c’est un journal intime, rien de particulier en fait…
- Et de quoi parle-t-il dans ce journal ?
- Eh bien, disons que… heu… Ce sont plus des réflexions sur la vie… Des pensées qu’il avait. Mais rien de concret.
- Oh ! C’est drôlement intéressant, ça… Et il parle de la franc-maçonnerie dedans ?
- Heu, non, non, rien de tout cela (Je réalisai que la discussion m’échappait - c ‘était elle qui posait les questions, désormais.).
- Et il me serait possible de le voir ?
- Heu… Oui, bien sûr, à l’occasion, pourquoi pas ? (Je me demandai, affolé, comment j’allais m’en sortir.)
- Ah vous ne l’avez pas sur vous ?
- (Je devais absolument trouver un échappatoire !) Heu, non, je l’ai laissé dans ma valise dans mon appartement, répondis-je, tout en songeant au carnet qui sommeillait dans mon sac à dos.
- Oh, quel dommage… J’aimerais beaucoup y jeter un oeil. (Elle marqua un silence)… Oui, je ne connaissais pas Edmond et je me dis que, peut-être, ceci pourrait me permettre de comprendre ce qui a entraîné la déchéance de mon père, vous comprenez ?
- Ah, heu, eh bien, à l’occasion, d’accord… (J’étais sauvé pour le moment mais il fallait que je réfléchisse à la façon d’enrober le bonbon pour éviter qu’elle ne consultât ce journal à l’avenir)
- Bon, eh bien, et sinon… Comment va votre grand-mère ? Cela fait tellement longtemps que je n’ai pas eu de ses nouvelles…
- Oh, eh bien, elle va bien… Enfin, elle a quelques soucis d’arthrite en ce moment qui la font souffrir et…

Soudain, mon téléphone sonna ; l’occasion était trop belle pour couper court à la conversation : Mathilde aurait peut-être pu m’en apprendre davantage mais j’avais commis l’erreur de lui parler du carnet.
- Oh pardon, excusez-moi, on m’appelle, lançai-je, soulagé. (Je décrochai mon téléphone, sans même regarder le numéro de téléphone affiché) :

« - Arnaud ? Arnaud Seldon ? cracha l’écouteur.
- Oui, c’est moi ? répondis-je.

En l’espace d’un instant, mon visage se crispa. Je pris une grande inspiration avant d’avoir le souffle coupé, mille questions surgirent dans mon esprit, toutes tournant autour d’une seule et même interrogation. Incrédule, figé, foudroyé sur place, je plongeai mon regard dans les yeux de la femme qui était assise en face de moi. Cette femme avec qui je venais de tenir une conversation depuis plus d’une dizaine de minutes. Mon interlocuteur au téléphone était une interlocutrice :

- Bonjour Arnaud. C’est Mathilde au bout de fil. Je viens d’écouter votre message sur mon répondeur, à propos de vos recherches généalogiques. Et donc, je vous rappelle. »

(à suivre)

6 réponses à “06/x - Le Rayon Jaune”

  1. bonjour arnaud
    je viens de lire chaptire 6, captivant! ce soir j’en reprendrai du chapitre 1
    IL me semble que la voix narratrice vous convient très bien !
    (aussi j’ai vu sur google que vous traduisez battlestar galactica en français, excellent, tu portes plein des chapeaux !! (”you wear a lot of different hats” lol)

  2. ira> Bonjour Ira. Je vous remercie pour le commentaire. J’espère que vous prendrez plaisir à lire (ou à écouter) ces différents épisodes, même si je n’ai pas achevé leur enregistrement pour le moment. A noter que l’épisode 7 est en cours de rédaction.

    Pour Battlestar Galactica, j’avais commencé une traduction en français pour un épisode mais ayant été pris de cours par le temps, j’ai laissé tomber quand j’ai vu que les équipes françaises avaient terminé leur travail. Donc, c’est à l’étude pour les futurs épisodes de la fin de saison qui paraîtra… en 2009, je crois ?

  3. d’abord, A., j’aime beaucoup l’expression en français, “pris de cours par le temps”

    deuxièmement, comme je t’ai dit il y a quelque temps, je suis en train d’écrire un roman et une grande partie se déroule dans un restaurant — donc je me suis très intéressé à ta description des quatres salles, “enfilées les unes à la suite des autres par des petits couloirs exigus et sinueux”

    de plus, ta description de cet intérieur a bien fait vibrer mon imagination, étant donné que la réalité toujours me présente comme un labyrinthe des chemins et des espaces, chacun se conformant à ses propres règles

    ET une question
    arnaud seldon, c’est un pseudonyme, oui ? — est-il lié à quelque chose dans la culture ou l’histoire française ?

  4. ira> Il faut savoir que le “salon de thé” décrit dans ce passage existe vraiment, avec le même agencement surréaliste. Même si le nom et l’arrondissement parisien ont été changés.

    Sinon, Arnaud Seldon est effectivement un pseudonyme. Mais pour avoir une piste, il faut plutôt chercher dans la littérature anglosaxonne ! ;-)

  5. thank you for the piste, good fellow …
    but it ain’t helpin’ much
    (maybe, foundation ????)

  6. Maybe, who knows ? ;-)

Trackbacks/Pingbacks

Laisser une réponse

Vous pouvez utiliser ces balises : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>